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Influence des hormones sur la prise de poids

L'insuline joue un rôle de premier plan dans la lipogenèse en activant la lipoprotéine lipase (enzyme responsable de la lipogenèse) ; de plus, elle favorise le transport de glucose vers l'adipocyte, glucose qui fournira le glycérol destiné à être estérifié sous forme de triglycérides par les acides gras. De fait, la lipogenèse est activée dans des situations associées à une augmentation du taux d'insuline.

Les catécholamines (adrénaline, noradrénaline) réduisent quant à elles la réponse de l'adipocyte à l'insuline (diminution de la captation de l'insuline par les récepteurs adipocytaires et inhibition du transport du glucose au niveau de la cellule adipeuse). Elles inhibent aussi l'activité de la LPL.

Le cortisol majore l'effet de l'insuline au niveau des cellules adipeuses du tissu adipeux abdominal souscutané alors que son action propre tend à réduire l'activité de la LPL.

Hormones qui stimulent la lipolyse : hormones thyroïdiennes, glucocorticoïdes, hormone de croissance, …

Pilule contraceptive et prise de poids

Chez les adolescentes, la prise de la pilule reste, mais moins souvent qu'il y a une vingtaine d'années, identifiée comme facteur favorisant. Dans plus de 70% des cas, la pilule n'a pas d'effet significatif sur le poids, à condition que la prescription respecte les contre-indications métaboliques. La prise de la pilule n'est pas en soi un facteur déterminant de l'aspect gynoïde. Parfois contemporaine d'un traitement par contraceptif oral, la prise de poids doit donc être analysée minutieusement dans le contexte psychologique, dans celui du mode de vie, etc. Tout au plus, les oestroprogestatifs oraux peuvent-ils favorise une certaine rétention hydrique, qui sera évoquée en cas de variation rapide du poids.

Grossesse et prise de poids

Les futures mamans mangent trop : la prise de poids est souvent 10% supérieur à la prise de poids “idéale” (càd 9 à 12 kg).

Rappelons que 200 Kcal/jour sont suffisante pour assurer le développement du bébé, avec une attention particulière aux apports en fer, calcium et viatmine B9.

Quelques rondeurs ne sont pas dangereuses mais l’obésité peut avoir des conséquenses médicales : mortalité infantile plus élevée, bébé plus lourd et au périmètre crânien plus important, un risque élevé de diabète de grossesse et d’hypertension pouvant mener à la pré-éclampsie.

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