Médicaments & diabète

 

 

 Le traitement médicamenteux du diabète

Le principe du traitement du diabète consiste à ramener la glycémie à des concentrations normales. Le diabète de type 1 est traité à l’insuline et le diabète de type 2 fait appel  à des antidiabétiques oraux, seuls dans un premier temps et en association dans une deuxième temps. Toutefois, à un stade avancé, l’apport d ‘insuline est nécessaire.

isuline

Les insulines

Polypeptide formé, après élimination du peptide C par hydrolyse, de deux chaînes de 21 et 30 AA, reliées par deux ponts disulfures. Elle est sécrétée par les cellules ß des îlots de Langerhans du pancréas et exerce un effet hypoglycémiant. Elle fait partie du groupe des peptides appelés IGF (insuline like growth factors) ou somatomédines

Les insulines aujourd’hui disponibles sont toutes humaines recombinantes ou génétiquement modifiées, obtenues par biotechnologie. Parmi les insulines humaines, on retrouve les insulines à action rapides, intermédiaires et longues. Par ailleurs, une modification génétique des ces polypeptides a permis d’obtenir des insulines ultra rapides (lispro, aspart et glulisine) et des insulines ultra lentes (glagine et detemir).

Type d’insuline

Début de l’action

Tmax

Durée d’action

Lispro, Aspert

5-15 min.

45-75 min.

2 –4 h

Regular

Environ 30 min.

2- 4 h

5 – 8 h

NHP

Environ 2 h

6 – 10 h

18 – 28 h

Glardine

Environ 2 h

néant

 20 -> 24 h

Detemir

Environ 2 h

néant

6 –24 h

Ces différentes insulines vont être associées dans des schémas qui vont permettre de couvrir les repas et d’éviter les pics d’hyperglycémie. Les doses administrées seront adaptées selon les test sanguins réalisés.

Le schéma conventionnel consiste en une ou deux injections d’insuline Regular et NHP, associées dans la même seringue.

Le schéma dit basal prandial consiste en 1 administration d’insuline à action longue ou ultra longue et une administration d’insuline rapide ou ultra rapide au moment des repas.

Il existe des mélanges standards d’insuline lente et rapide.

 Les antidiabétiques oraux

Metformine

La metformine n’a pas d’action sur la sécrétion d’insuline et diminue l’absorption intestinale du glucose et des acides aminés, inhibe la néoglucogenèse hépatique, stimule la glycolyse anaérobie et augmente la sensibilité périphérique à l’insuline. Son intérêt majeur réside dans le fait qu’elle provoque une perte pondérale.

Elle est administrée pendant ou en fin de repas.

Les sulfonylurées

Les sulfonylurées ( glibenclamide, gliclazide, glimépiride, glipizide, gliquidone) stimulent la sécrétion d’insuline par les cellules béta du pancréas. Cette action n’est possible que si les cellules sont encore capable de produire de l’insuline.

Il faut faire attention en cas d’exercice ou de prise d’alcool.

Certaines spécialités sont administrées en 1 prise la matin. Les autres sont administrées 1 fois par jour pour les faibles posologies et de 2 à 3 fois par jour pour les posologies plus élevées, 20 à 30 minutes avant les repas.

Glinidines

Les glinidines ont une action similaire aux sulfonylurées mais agissent plus rapidement. L’avantage de ce médicament est qu’il peut être administré juste avant le repas

Glitazones

La pioglitazone  est un agoniste du récepteur PPAR-gamma. Ce médicament améliore la sensibilité au glucose. Une fois l’insuline sur son récepteur, les cellules captent plus facilement le glucose.

Inhibiteurs des alpha glucosidases

L’acarbose inhibe au niveau intestinal la dégradation des lipides et ainsi leur absorption.

Les inhibiteurs de la DPP4

La sitagliptine, le  vildagliptine (Co à 50 mg),  Saxagliptine  (Co à 5 mg) sont des inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase-4, Cette inhibition augmente le taux d'incrétines actives càd le glucagon-like peptide (GLP-1) et le glucose dependent insulinotropic polypeptide (GIP), avec pour conséquence une amélioration de la production d'insuline et une inhibition de la production de glucagon, Ces 2 hormones sont libérées par le tube digestif suite à l'ingestion de glucose, Ces hormones permettent l'utilisation du glucose par l'organisme,

Le sitagliptine ne provoque pas d’hypoglycémie et n'a pas d'effet pondéral, Elle est prise pendant ou hors des repas 1x/j,

Une synergie d'action est observée avec la metformine et la pioglitazone,

Les incrétinomimétiques

L'exenatide  et la Liraglutide agissent de façon similaire à la sitagliptine, puisqu'il s'agit d'un analogue au GLP-1, L'exenatide est proposé en injection 2x/j dans l'heure précéde le repas et la liraglutide 1x/j,

 

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