Diabète

 

 

Le diabète

Le diabète sucré se caractérise par un manque d'utilisation du sucre présent dans le sang, le glucose, lequel s'y accumule et est alors éliminé par les reins dans les urines. Le taux élevé de sucre dans le sang se nomme "hyperglycémie". L'élimination par les reins, c'est la "glycosurie". Le glucose provient de notre alimentation bien sûr, mais il est également fabriqué en grande quantité par notre foie, notamment en période de jeûne. Son rôle est comparable à celui d'un carburant: il fournit l'énergie nécessaire à notre organisme. Pour utiliser le glucose, nous avons besoin d'insuline. Il s'agit d'une hormone, c'est-à-dire d'une substance transportée par la circulation sanguine pour agir à distance sur différents organes. L'insuline est fabriquée par certaines cellules du pancréas, les cellules (3, groupées en petits amas appelés îlots de Langerhans. Chez les personnes diabétiques, l'insuline est insuffisante et/ou à tout le moins trop peu active , voire absente. Les cellules deviennent alors incapables de prélever le glucose du sang pour se nourrir et le foie fabrique de plus en plus de glucose, aggravant ainsi l'hyperglycémie.

Il existe deux types de diabète:diabète

·Le diabète de type 1 est dû à une destruction des cellules f3 du pancréas à l'origine de la production d'insuline. L'insuline n' est donc quasi plus produite. Ce diabète est également appelé insulino-dépendant (car les patients ont besoin de recevoir de l'insuline pour vivre) ou diabète "maigre", en raison de l'amaigrissement des personnes atteintes. Le diabète de type 1 touche susè, tout les sujets jeunes et représente environ 10 % des cas de diabète. La cause initiale du diabète de type 1 reste très mal connue, mais est indépendante de l'hygiène de vie et du régime alimentaire du patient.

·Le diabète de type 2: Anciennement appelé diabète de la maturité ou diabète gras est le diabète le plus fréquent: 9 cas sur 10 en moyenne. Il évolue très lentement et peut rester silencieux de nombreuses années, durant lesquelles des complications peuvent se développer à l'insu de tous. Le diabète de type 2 a une base génétique très forte. Il résulte de la conjonction de plusieurs facteurs dont les origines sont encore à découvrir. Il existe, d'une part, un défaut de sécrétion d'insuline, laquelle est mal adaptée (souvent trop tardive: insulinosécrétion "paresseuse") aux besoins créés par la montée glycémique après les repas. Il existe, d'autre part, une diminution de la sensibilité des tissus (muscles, tissu graisseux, foie) à l'action de l'insuline. Ainsi, l'insuline est présente parfois même en grande quantité, mais n'agit pas normalement, comme si les tissus "résistaient" à son action.

L’hyperinsulinisme, résultant d’une insulinorésistance, précède généralement de 5 à 20 ans le diabète de type 2 mais 80% des personnes insulinorésistantes ont des cellules b capables de compenser par une sécrétion massive d’insuline. Le risque de voir se développer un diabète de type 2 est néanmoins de 30% si l’un des deux parent est diabétique et de 50% si les deux parents le sont.

Cette résistance à l'insuline constitue actuellement un mystère dont on ne connaît que quelques éléments néanmoins utiles pour le traitement. Ainsi, l'excès de poids augmente la résistance à l'insuline et maigrir la diminue. L'hyperglycémie par elle-même, conséquence de cette résistance, peut de surcroît l'aggraver en une sorte de cercle vicieux (on parle alors de "glucotoxicité").

Le diabète de type 2 apparaît surtout chez l'adulte de plus de 40 ans et sa fréquence augmente avec l'âge et le surpoids.

Un dépistage et un traitement précoces sont nécessaires pour éviter ou freiner les complications. Le diabète de type 2 est traité avant tout par le régime, accompagné ou non de médicaments. L'insuline n'est pas a priori indispensable, mais devient souvent nécessaire après quelques années.

Quels sont les symptômes du diabète?

·soif importante
·envie d'uriner très fréquente
·fatigue majeure
·amaigrissement
·douleurs abdominales
·infections (urinaires, génitales, dermatologiques)

Si vous présentez un ou plusieurs des symptômes décrits ci-dessus, consultez votre médecin traitant sans tarder.
A son début, le diabète de type 2 peut être totalement asymptomatique. Si vous présentez des facteurs de risque de diabète de type 2 (obésité, hérédité etc.), discutez-en aussi avec votre médecin.

L'importance du régime dans le traitement du diabète varie selon le type du diabète :

- chez les diabétique de type I, en particulier ceux soumis à une insulinothérapie intensifiée, la composition du régime n'a pas d'importance déterminante car l'adaptation des doses d'insuline peut couvrir de grandes variations dans les apports alimentaires. La répartition calorique est importante pour éviter les hypoglycémies. Le schéma typique comprend 20 % des calories totales pour le petit déjeuner, 35 % pour le déjeuner, 30 % pour le dîner et 15 % pour une collation tard dans la soirée. Un collation en milieu d'après-midi est parfois nécessaire.
-chez les diabétiques de type II non traités par insuline exogène, une adhérence plus rigoureuse au régime établi est nécessaire car la réserve d'insuline endogène est limitée. Ces patient ne peuvent plus répondre à une augmentation des besoins insuliniques résultant des apports caloriques excessifs et de l'augmentation de l'ingestion de glucides d'absorption rapide.
Chez le diabétique obèse, le régime constitue l'essentiel du traitement. Il s'agit d'un régime hypocalorique et hypoglucidique. Ce régime est établi dans le but d'augmenter la sensibilité à l'insuline et à améliorer la glycémie.

La prescription du régime doit commencer par un interrogatoire alimentaire détaillé tenant compte du mode de vie et de l'origine du patient. Chaque cas nécessite un régime adapté à ses besoins.

Les buts du régimes chez le diabétique sont:

-maintenir un taux de glucose sanguin aussi près possible de la normale, en tenant compte des apports alimentaires, des médicaments pris et du niveau d'activité physique.
-atteindre un taux de lipides sanguins optimal.
-fournir la quantité adéquate de calories pour maintenir ou atteindre un poids raisonnable.
-prévenir et traiter les complications aigües ou chroniques du diabète.
Perspective historique des reccommandations alimentaires:

Année

Glucides

Protéines

Graisses

 

avant 1921

Régime d'inanition

1921

20

10

70

1950

40

20

40

1971

45

20

35

1986

moins de 60

12-20

moins de 30

Les recommandations diététiques actuelles en cas de diabète sont:

- protéines: 10 à 20 % de la ration calorique journalière.
- moins de 10 % des calories doivent provenir des acides gras saturés et moins de 10 % des acides gras polyinsaturés.
- il faut privilégier les acides gras mono-insaturés qui peuvent avoir une action bénéfique.
- l'apport calorique des glucides doit représenter 50 à 55 % de l'apport total. Depuis des années on recommande d'éviter les glucides simples et de les remplacer par des féculents car ces derniers sont absorbés plus lentement que les sucres simples. Mais il semblerait que peu d'évidences scientifiques corroborent cette affirmation. En effet, les fruits et le lait ont une réponse glycémique plus basse que certains féculents, et le saccharose donne une réponse glycémique similaire à celle du pain, du riz, et des pommes de terre. Il est donc préférable de d'abord envisager la quantité totale de glucides ingérés plutôt que leur sources. On réduira donc les apports en glucides en privilégiant les sucres complexes, car ceux-ci sont moins rapidement absorbés et sont accompagnés de fibres dont il est souhaitable d'augmenter la consommation.
- la prise d'alcool n'est pas interdite bien qu'il soit préférable d'en absorber avec modération. L'alcool apporte environ 7 kcal/g, pouvant potentialiser une hypoglycémie et entraîner des épisodes de flush au niveau du visage en cas de prise de sulfamidés hypoglycémiants.

La limitation des aliments riches en hydrates de carbone à index glycémique élevé est indispensable. Comme pour tout régime, l’efficacité du régime dépend du polymorphisme génétique des enzymes concernés.
Certains aliments peuvent contenir des molécules intéressantes dans la prévention et le traitement du diabète, mais il ne peuvent en aucun cas remplacer le régime et un traitement conventionnel.

Aliments conseillés dans le diabète

Avec insulinémie trop basse nécessitant la prise d’insuliné

Avec insulinémie trop élevée par insulino-résistance

A éviter

Charge glycémique élevée, fructose, glucose

Arachides

 

pommes de terre, frites, graisses saturées, viandes rouges transformée, nitrates

Rechercher

Céréales complètes, fibres solubles (alginates, pectines)

Fructooligosaccharides (FOS)

Acide chlorogénique, acide rosmarinique, lutéoline

clou de girofle, cumin, gingembre, moutarde

persil

ail, oignon, ciboulette

goyave, melon amer

vitamine D, B8

Acide lipoïque, taurine, coenzyme Q10, vanadium

 

chrome

 

lait écrémé

avoine (b-glycanes), sarrasin

millet, orge

champignons de Paris

patate douce

 

pamplemousse, pomme

cresson

soja (isoflavones)

 

graines de lin (lignanes)

acide oléanolique, aldéhyde oléanolique

isohumulones

apigénine

café, thé vert

 

éthanol

coriandre

1/2 c. à café de cannelle

capsaïcine du paprika

5 g de piment rouge

 

basilic, sauge

 

vanille

 

noix, noix de cajou

niacinamide, vitamine E

caroténoïdes, biotine

 

calcium

 

magnésium

Pour prévenir les complications

acide alpha lipoïque
acide gamma linolénique
taurine
origan, romarin

En savoir plus :
http://www.diabete-abd.be
International Diabetes Federation

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